Le prix de gros du gaz a atteint cet automne son niveau le plus élevé depuis 2023, et l’Europe est entrée dans l’hiver avec des réserves nettement plus basses que d’habitude. Le 19 septembre, De Tijd résumait la situation en une phrase des spécialistes du marché : rien ne doit mal tourner cet hiver. Le prix du gaz en Belgique suit ce marché de près.
Si vous vous chauffez encore au gaz, votre facture dépend de la météo et du marché mondial. Vous n’avez de prise ni sur l’une ni sur l’autre. Sur la quantité de gaz que consomme votre habitation, si. C’est là que se trouve votre protection la plus solide, et elle commence par l’isolation de la toiture et de la façade.
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Trois mécanismes agissent en même temps, et ils se renforcent mutuellement.
Commençons par le marché mondial. Début septembre, le gaz cotait environ 70 € par mégawattheure à la bourse d’Amsterdam (TTF), son niveau le plus élevé depuis 2023. Pour le dernier trimestre de 2026, les analystes tablent sur 53 à 60 €.
L’an dernier à la même période, c’était 30 à 40 €. Il s’agit du prix de gros et non de votre tarif, mais c’est lui qui détermine à quel prix votre fournisseur achète son gaz.
Viennent ensuite les taxes. Le gouvernement déplace la charge fiscale de l’électricité vers le gaz naturel. D’ici 2029, l’accise sur l’électricité passera de plus de 49 € à 38 € par mégawattheure.
Celle sur le gaz montera dans le même temps de plus de 9 € à 13,60 €. Pour un ménage moyen, cela représente environ 80 € de moins sur la facture d’électricité et 80 € de plus sur celle du gaz.
Il y a enfin la politique climatique européenne. L’Europe vise la neutralité carbone d’ici 2050. Selon la Commission européenne, le secteur du bâtiment représente 36 % des émissions de CO₂ liées à l’énergie dans l’Union. Réduire la consommation de gaz dans les habitations en est un volet important.
Les prix montent régulièrement. Ce qui distingue cet hiver, c’est le coussin qui manque.
La Belgique ne dispose que d’un seul stockage souterrain de gaz, à Loenhout. Fin juillet, il était rempli à 25 à 31 % de sa capacité. La moyenne européenne s’élevait alors à 54 %, alors que la norme saisonnière habituelle est de 75 %. Ce stockage est par ailleurs modeste : 7,6 térawattheures, soit environ quatorze jours de consommation.
La météo pèse donc lourd. Un hiver doux coûte peu. S’il fait froid, les réserves se vident plus vite et il faut racheter cher sur un marché où l’Asie achète aussi. C’est exactement ce que veulent dire les spécialistes quand ils affirment que rien ne doit mal tourner.
💡 Le saviez-vous ? Quatorze jours de réserves sur son territoire ressemblent à un coussin, mais n’en sont pas un. C’est le temps que vous achetez pour organiser autre chose, pas celui qui vous fait traverser un hiver.
Tout dépend surtout du moment où vous avez fixé votre contrat. Qui a signé un nouveau contrat fixe gaz et électricité en septembre 2026 payait, sur un an, environ 760 € de plus que celui qui l’avait fait en mars. Pour l’électricité, le prix de la fourniture au dernier trimestre est monté jusqu’à 141 € par mégawattheure, soit 55 % de plus qu’un an plus tôt.
En chiffres absolus : d’après le comparateur Selectra, un ménage belge au profil de consommation moyen paie aujourd’hui autour de 3 100 € par an pour le gaz et l’électricité réunis, avec un écart d’environ 500 € entre l’offre la moins chère et la plus chère. Le montant exact sur votre facture dépend aussi de votre gestionnaire de réseau : les tarifs de distribution d’ORES, de RESA et de Sibelga ne sont pas identiques.
Et autre chose se profile.
La taxe carbone européenne sur les combustibles fossiles pour les bâtiments et le transport, l’ETS2, démarrera en 2028. Elle obligera les fournisseurs à acheter des quotas d’émission : des droits à payer pour le CO₂ que dégage leur combustible. Ce coût sera répercuté sur le client final. Son entrée en vigueur a été reportée d’un an, ce qui vous laisse plus de temps pour préparer votre habitation. Ce n’est pas une raison pour attendre.
À chaque pic de prix, l’attention se porte sur le contrat : fixe, variable ou dynamique. La question a du sens, et nous la traitons dans un article distinct : contrat d’énergie fixe, variable ou dynamique : que choisir ?
Mais un autre contrat ne réduit pas le moindre kilowattheure. Il modifie seulement le prix que vous payez par kilowattheure. Vous déplacez donc un risque au lieu de le supprimer. Si vous consommez beaucoup de gaz, vous restez exposé au pic suivant. Si vous consommez peu, vous le remarquez à peine.
Vous cherchez des gestes rapides, sans travaux ? Ils sont réunis dans nos conseils pour économiser sur votre facture énergétique.
Le gaz n’est pas le seul à voir son prix augmenter. Les prix des matériaux d’isolation sont également sous pression en raison des évolutions internationales.
Attendre vous coûte donc des deux côtés. Isolez sans plus attendre et commencez immédiatement à économiser.
Investir dans l’isolation de la toiture et de la façade porte immédiatement ses fruits : votre facture énergétique diminue et votre confort augmente. Une habitation mieux isolée obtient aussi un meilleur label PEB (Performance Énergétique du Bâtiment), ce qui compte lors d’une vente ou d’une mise en location.
Pour cet hiver, l’ordre des travaux compte également. L’isolation agit dès le jour où elle est posée, sans que vous ayez quoi que ce soit à régler ou à surveiller. C’est pourquoi elle vient en premier, avant les panneaux solaires et avant une pompe à chaleur.
La chaleur monte. Sans une bonne isolation, elle s’échappe donc directement par le toit. Pour réaliser les économies les plus importantes, il est donc préférable de commencer par isoler votre toiture. En fonction de vos besoins ou de vos souhaits, nous pouvons en profiter pour rénover votre toiture en même temps. Vous serez ainsi tranquille pour de nombreuses années.
Il existe deux façons d’isoler vos murs extérieurs :
Conseil : combinez l’isolation avec le remplacement de vos portes et châssis pour économiser encore plus.
Les hausses d’accises sur le gaz sont introduites progressivement. Votre facture de gaz augmentera donc un peu chaque année, indépendamment de ce que fait le marché. Chaque année d’attente est une année payée trop cher. Un expert en isolation se déplace gratuitement chez vous pour voir comment vous protéger au mieux contre la hausse des prix du gaz.
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Le gaz va-t-il encore devenir plus cher cet hiver ?
Personne ne le sait, et qui affirme le contraire fait un pari. Ce qui est établi : les réserves de gaz sont plus basses que d’habitude, la Belgique ne dispose que de quatorze jours de réserves sur son territoire, et les accises sur le gaz augmentent par paliers. Un hiver froid pousse le prix vers le haut, un hiver doux non. Votre consommation est la seule partie de ce calcul que vous déterminez vous-même.
Et après cet hiver, le prix du gaz va-t-il continuer à augmenter ?
Les accises sur le gaz continueront à monter par paliers, jusqu’à 13,60 € par mégawattheure d’ici 2029. À partir de 2028 s’y ajoutera la taxe carbone européenne ETS2. L’Europe reste par ailleurs largement dépendante du gaz importé, pour lequel elle est en concurrence avec les acheteurs asiatiques. Réduire sa consommation grâce à une bonne isolation est la seule partie de votre facture qui ne dépende pas de ce marché.
Combien pouvez-vous économiser grâce à l’isolation ?
Cela dépend de votre habitation, de son niveau d’isolation actuel et de votre consommation. Une habitation encore dépourvue d’isolation de toiture est celle qui y gagne le plus : c’est par là que la chaleur s’échappe le plus vite. Lors de la visite, un expert en isolation calcule ce que cela représente dans votre cas, sur la base de votre consommation et de votre PEB.
Suis-je obligé d’isoler lors de l’achat d’une habitation ?
L’obligation de rénovation liée à l’achat, avec le label D à atteindre en quelques années, est une règle flamande : elle ne s’applique pas telle quelle en Wallonie ni à Bruxelles. Les deux régions ont leurs propres exigences, et elles évoluent. Le label PEB de votre habitation y détermine de plus en plus ce que vous pouvez obtenir comme soutien, comme le montre la question suivante. Nous vérifions lors de la visite ce qui s’applique à votre situation.
Qu’est-ce qui change le 1er octobre 2026 en Wallonie ?
Le régime d’aides actuel des Primes Habitation prend fin le 30 septembre 2026 : chaque demande, facture finale comprise, doit être introduite au plus tard à cette date. Un nouveau régime de soutien démarre le 1er octobre 2026 et cible explicitement les logements les moins performants.
D’après le communiqué de la Région wallonne du 17 juillet 2026, le soutien ira aux habitations de label PEB G ou F dont les travaux permettent d’atteindre au minimum le label D. Les habitations de label E devront atteindre au minimum le label C. Les prêts Rénopack et Rénoprêt restent au centre du dispositif, avec un montant empruntable plafonné à 75 000 € pour une maison et à 60 000 € pour un appartement. Si vous démarrez des travaux maintenant, c’est ce nouveau régime qui vous concerne.
Et à Bruxelles ?
Au 21 septembre 2026, Bruxelles Environnement indique que les primes RENOLUTION sont actuellement suspendues. Restent disponibles la TVA à 6 % pour les habitations d’au moins dix ans, le crédit ECORENO et, selon l’endroit, des primes communales.
Ne vaut-il pas mieux investir dans une pompe à chaleur plutôt que dans l’isolation ?
Le gaz le moins cher est celui que vous ne consommez pas. Une pompe à chaleur fonctionne à l’électricité et peut donc être plus avantageuse, à condition que votre habitation soit parfaitement isolée et, idéalement, équipée de panneaux solaires. Une pompe à chaleur constitue donc la prochaine étape logique après l’isolation. La comparaison complète se trouve dans pompe à chaleur ou chaudière à gaz.
Ai-je encore droit à une prime pour l’isolation ?
Cela dépend de votre région et du moment où vous introduisez votre demande.
En Wallonie, deux régimes se succèdent. Jusqu’au 30 septembre 2026, les Primes Habitation reposent sur un montant de base multiplié par le coefficient de votre catégorie de revenus : plus vos revenus sont bas, plus le coefficient est élevé, R1 correspondant aux revenus les plus bas et R4 aux plus élevés. Un Audit Logement réalisé par un auditeur agréé doit être enregistré avant le début des travaux, et les travaux doivent être confiés à un entrepreneur disposant de l’accès à la profession.
À partir du 1er octobre 2026, c’est le nouveau régime décrit plus haut qui s’applique. La Région wallonne en a publié les grandes lignes le 17 juillet 2026 ; les conditions détaillées pour les travaux d’isolation suivront. Nous passons les aides en revue avec vous lors de la visite gratuite et nous introduisons la demande. À Bruxelles, voyez la question sur RENOLUTION ci-dessus.

En Wallonie, la Prime Habitation soutient encore la rénovation et l’isolation de votre toiture, mais le régime temporaire prend fin le 30 septembre 2026. Découvrez les montants, les conditions et la situation à Bruxelles.

Rénover de manière énergétique reste un choix avisé, même en 2026. Mais le paysage évolue. Les pouvoirs publics réduisent leurs budgets, et tout le monde le ressent, y compris les propriétaires qui rénovent. Certaines mesures de soutien sont maintenues, d'autres sont ajustées ou disparaissent complètement. Nous récapitulons tous les changements et vous montrons comment garder votre rénovation financièrement accessible en 2026.
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